Histoire des arts

Pour votre oral d'histoire des arts, j'ai choisi de retenir les oeuvres étudiées lors du cours Guerre et Musique.

Voici donc la liste des 5 oeuvres, qui constituent 5 sujets différents sur lesquels vous pourrez être interrogés:

              1- La chevauchée des Walkyries, de Richard Wagner

              2- La 8ème Symphonie - 3ème Mouvement, de Dimitri Chostacovitch

              3- L'hymne nationnal américain, par Jimi Hendrix à  Woodstock

              4- Le Déserteur, de Boris Vian

              5- Sunday bloody sunday, du groupe U2

La méthode à suivre pour réussir cet oral :
 
1- Ecouter les oeuvres, plusieurs fois, et tenter de ressentir les choses
2- Apprendre le cours qui se trouve sur cette page, plus complet que sur votre cahier
3- Le compléter avec des recherches et réflexions personnelles (je vous donne quelques pistes à la fin)

    Vous pouvez écouter les oeuvres sur cette page, et aussi télécharger les mp3 si vous en avez besoin. Il est tout à fait possible de nous faire écouter un extrait (entre 30 à 40 secondes maximum) lors de votre présentation orale. Un ordinateur sera à votre disposition dans la salle avec les mp3 des oeuvres sur le disque dur, ainsi que les paroles des chansons.

 

La chevauchée des Walkyries de Richard Wagner (compositeur allemand du 19ème siècle):

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La chevauchée des Walkyries est un air écrit par Richard Wagner, compositeur allemand du XIXe siècle, extrait de l’opéra La Walkyrie (1856). Ce thème est devenu tellement célèbre qu'il est fréquemment joué en concert indépendamment de l'opéra dont il est issu.

Dans la mythologie nordique, celle des Vikings, les Walkyries sont des vierges guerrières. Elles ramassent les âmes des guerriers les plus brâves, morts sur les champs de bataille, pour les emporter au Valhalla, sorte de paradis des guerriers.

Ce morceau, d’une énergie fascinante, est souvent utilisé dans les médias pour illustrer des scènes de guerre (par exemple dans Apocalypse now). En effet, il installe dès les premières notes une atmosphère de frayeur et d’angoisse. L'introduction jouée principalement  par des violons laisse déjà entrevoir la tension présente sur un champ de bataille, et les affrontements terribles qui vont s'y dérouler. Les violons jouent surtout des choses très aigues et rapides, donnant une image aérienne des Walkyries, qui chevauchent le vent, et tourbillonent au dessus des simples mortels que sont les guerriers.

Vient ensuite la mélodie principale, jouée par les cuivres (cors, trombones), qui donne une impression de toute puissance, et qui peut évoquer la fureur des armées qui s'entrechoquent.

Je vous recommande de lire cette page que j'ai trouvée, réalisée par un professeur d'un autre collège. Vous y trouverez beaucoup d'autres informations, notamment sur l'utilisation de cette musique par le régime nazi. Faites aussi quelques recherches sur la vie et l'oeuvre de Wagner.

http://www.clg-eluard-vigneux.ac-versailles.fr/arts/wagner.html

8ème Symphonie - 3ème Mouvement de Dimitri Chostacovitch (compositeur russe du 20ème siècle):

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Chostacovitch compose cette symhonie en 1943, en pleine 2ème guerre mondiale. Elle est comme un cri de protestation contre la guerre et le totalitarisme. Il écrira plus tard à propos de cette œuvre : "J'ai voulu exprimer dans cette œuvre les expériences subies par le peuple et y rendre la terrible tragédie de la guerre. La Huitième Symphonie, écrite au cours de l'été 1943, est une réponse aux événements de cette époque difficile"

A l'écoute de cette symphonie, on perçoit en effet toute l'étendue de l'horreur engendrée par ce conflit mondial. Dans ce 3ème mouvement en particulier (Allegro non troppo), l'atmosphère est tout à fait macabre, les sonorités sont inquiétantes et agressives, maintenant l'auditeur dans une angoisse permanente.

On commence avec une mélodie saccadée jouée par les violons. Avec ce mouvement continu et répétitif s'installe dès le début une atmosphère pesante, ponctuée par quelques notes graves et soudaines des violoncelles, qui accentuent ce côté inquiétant. Puis retentit un son aigu et perçant joué par les trompettes, qui plonge définitivement l'auditeur au cœur de l'effroi.

Par la suite les notes soudaines que jouaient seuls les violoncelles sont jouées par tout l'orchestre, accentuant la violence de ce mouvement, puis après une long passage où la tension était à son comble, l'orchestre tout entier, emmené par les cuivres reprend cette mélodie saccadée que jouait les violons seuls au début, nous donnant le sentiment que toute l'horreur de la guerre est bel et bien entrée en marche.

Je vous recommande de chercher quelques informations complémentaires sur la vie de ce compositeur, notamment sur le rapport douloureux et compliqué qu'il a entretenu avec le régime soviétique, qui par moment l'a contraint à devenir un compositeur d'Etat, afin de servir la propagande communiste.

 

L'hymne nationnal américain par Jimi Hendrix (guitariste et chanteur de rock des anées 1960)


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  Pour la vidéo, l'hyme américain   commence à 0'50

Afin d’exprimer son désaccord avec la guerre menée par les Etats-Unis au Vietnam, Jimi Hendrix choisit de défigurer l’hymne national de son pays, en lui donnant la couleur du sang et de la mort. L’hymne national, à l’origine symbole de fierté d’un pays devient sous ses doigts l’emblème de la honte, de la destruction et de l’apocalypse.

Afin de rendre ce message politique clair et évident pour tous les spectateurs du festival de Woodstock (1969), il détruit la mélodie en y ajoutant des sonorités violentes et agressives qui évoquent incontestablement le bruit des bombes lâchées par milliers sur la population du Vietnam, ainsi que les cris d’horreur et de souffrance des civils exterminés.

A vous maintenant de chercher d'autres informations sur la vie et l'oeuvre de Jimi Hendrix, sur le festival de Woodstock, et sur le contexte politique de cette période aux Etats-Unis, avec la guerre du Vietnam et le mouvement Hippie. Pensez aussi à faire quelques recherches sur l'hymne américain (d'où vient-il, quand est-il apparu, quelles sont les paroles, etc...)

 

Le Déserteur, de Boris Vian (écrivain, poète et musicien français 1920-1959)

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Cette chanson, de nature plutôt anti-militariste, est diffusée à la radio en 1954, à la fin de la guerre d'Indochine. Dans ce texte, Boris Vian appelle ouvertement à déserter la guerre. Elle subit  alors immédiatement la censure et restera interdite jusqu'en 1962.

Afin de montrer son opposition à la guerre et de défendre l’idée de la désertion, Boris Vian dans cette chanson met en scène un personnage qui aurait le courage de s’adresser au Président de la république, pour lui annoncer qu’il refuse d’aller se battre. Ce personnage dit avant tout qu’il n’est pas né sur cette terre dans le but d’aller tuer des innocents.

Puis il évoque toute l’étendue de la souffrance que lui ont causée d’anciennes guerres, en lui ôtant sa famille la plus proche. Son existence a déjà été presque anéantie par la guerre et sous aucun prétexte il ne pourra collaborer à une telle absurdité. Il conclut en expliquant qu’il n’a d’autre choix que de déserter, même si pour cela il prend le risque d’être abattu par les autorités à sa recherche.

Je vous laisse le soin d'analyser plus en détail les paroles, de faire quelques recherches sur l'histoire de cette chansons, sur la guerre d'Indochine, et de vous documenter sur Boris Vian, artiste aux multiples talents dont l'oeuvre littéraire a marqué profondément le 20ème siècle. Pensez aussi à écouter l'adaptation du chanteur Renaud, de 1983.

      Monsieur le président
      Je vous fais une lettre
      Que vous lirez peut-être
      Si vous avez le temps.
      Je viens de recevoir
      Mes papiers militaires
      Pour partir à la guerre
      Avant mercredi soir.
      Monsieur le président
      Je ne veux pas la faire
      Je ne suis pas sur terre
      Pour tuer des pauvres gens.
      C'est pas pour vous fâcher,
      Il faut que je vous dise,
      Ma décision est prise,
      Je m'en vais déserter.

      Depuis que je suis né,
      J'ai vu mourir mon père,
      J'ai vu partir mes frères
      Et pleurer mes enfants.
      Ma mère a tant souffert
      Qu'elle est dedans sa tombe
      Et se moque des bombes
      Et se moque des vers.
      Quand j'étais prisonnier,
      On m'a volé ma femme,
      On m'a volé mon âme,
      Et tout mon cher passé.
      Demain de bon matin
      Je fermerai ma porte
      Au nez des années mortes,
      J'irai sur les chemins.

      Je mendierai ma vie
      Sur les routes de France,
      De Bretagne en Provence
      Et je crierai aux gens:
      «Refusez d'obéir,
      Refusez de la faire,
      N'allez pas à la guerre,
      Refusez de partir.»
      S'il faut donner son sang,
      Allez donner le vôtre,
      Vous êtes bon apôtre
      Monsieur le président.
      Si vous me poursuivez,
      Prevenez vos gendarmes
      Que je n'aurai pas d'armes
      Et qu'ils pourront tirer.

Sunday bloody sunday, du groupe irlandais U2

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Avec la chanson Sunday Bloody Sunday issu de l’album War (1983), le groupe U2 décide d’évoquer cet évènement terrible que l’histoire a baptisé le Dimanche Sanglant (Bloody Sunday).

Ce jour là, un dimanche de l’année 1972, en Irlande du nord, une manifestation pacifiste pour le respect des droits civiques est organisée par les Irlandais. Mais l’armée britannique, perdant le contrôle de la situation, décide alors de tirer à balles réelles sur les manifestants, et 14 personnes perdent la vie, dont 7 adolescents.

A vous maintenant de traduire et analyser les paroles, de vous documenter sur le groupe U2 et sur son engagement politique, et de faire des recherches sur la situation en Irlande du Nord, depuis les débuts de la colonisation anglaise jusqu'à aujourd'hui.

I can't believe the news today
I can't close my eyes and make it go away
How long, how long must we sing this song?
How long?

Cause’ Tonight we can be as one, tonight


Broken bottles under children's feet
Bodies strewn across a dead end street
But I won't heed the battle call
It puts my back up, puts my back up against the wall

Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday

 

And the battle's just begun,
There's many lost, but tell me who has won?
Trenches dug within our hearts,
And mothers, children, brothers, sisters torn apart

Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday

How long, how long must we sing this song?
How long?
Tonight we can be as one
Tonight, tonight

Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday

Wipe the tears from your eyes
Wipe your tears away
Wipe your blood shot eyes

Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday

And it's true we are immune
When fact is fiction and T.V. reality
And today the millions cry
We eat and drink while tomorrow they die
The real battle just begun
To claim the victory Jesus won
On a Sunday bloody Sunday

Sunday Bloody Sunday

 


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